La fiabilité du DPE est aussi au cœur de l’actualité. Plusieurs mesures ont été prises pour renforcer la confiance dans les diagnostics de performance énergétique.
En 2025, de nouveaux textes ont instauré un cadre plus strict pour les diagnostiqueurs : seuil maximum d’activité, exigences de certification renforcées, contrôles accrus et mise en place progressive de QR codes pour sécuriser les documents. Un diagnostiqueur réalisant plus de 1 000 DPE de maisons individuelles ou d’appartements sur une période glissante de 12 mois peut faire l’objet d’une suspension, sauf justification recevable.
Les prochaines évolutions prévoient également qu’un QR code permette de vérifier la validité d’un DPE sur le site de l’Ademe, et que le certificat du diagnostiqueur comporte lui aussi un QR code pour vérifier qu’il est bien certifié et inscrit dans l’annuaire officiel. Ces mesures doivent entrer en vigueur courant 2026.
Pour les propriétaires, agences et notaires, ces mesures renforcent l’importance de faire appel à un diagnostiqueur certifié, assuré et identifiable.
Un diagnostic immobilier engage la responsabilité du professionnel qui le réalise. Le diagnostiqueur doit être certifié pour les domaines concernés, disposer d’une assurance responsabilité civile professionnelle et respecter une méthodologie réglementaire.
Faire appel à un diagnostiqueur certifié permet de sécuriser le dossier et d’éviter les problèmes lors de la vente ou de la location. Un DPE erroné, incomplet ou non enregistré auprès de l’Ademe peut entraîner des complications : contestation par l’acquéreur, blocage chez le notaire, litige locatif ou nécessité de refaire le diagnostic.
Un bon diagnostiqueur ne se limite pas à remplir un rapport. Il vérifie les éléments accessibles, relève les caractéristiques du logement, demande les justificatifs utiles et explique les points pouvant influencer le classement énergétique.

