Un grand chantier est en cours dans le secteur du diagnostic immobilier. Suite à une table ronde rassemblant les principales organisations professionnelles, l’idée de créer un Conseil national dédié progresse. Pour vous, propriétaire, acheteur, vendeur ou locataire, ce changement pourrait signifier une meilleure protection et une plus grande clarté dans la réalisation de vos diagnostics obligatoires. Voici ce que vous devez savoir et anticiper.
Le diagnostic immobilier (DPE, amiante, plomb, termites, loi Carrez, audit énergétique…) accompagne désormais chaque transaction ou location de logement. Jusqu’à présent, la profession était représentée par plusieurs organisations, sans structure unique capable de garantir au grand public une uniformité de pratiques. Récemment, ces organisations se sont réunies pour poser les bases d’un Conseil national du diagnostic immobilier, qui réunirait non seulement les diagnostiqueurs, mais aussi les entreprises, formateurs et certificateurs du secteur.
Pour vous, cela signifie que les règles encadrant la profession pourraient être renforcées. L’objectif affiché : garantir que chaque diagnostic réalisé, qu’il concerne la performance énergétique ou la présence de matériaux dangereux, soit plus fiable et mieux encadré.
La création de ce Conseil national devrait s’accompagner de nouvelles règles de déontologie - autrement dit, de bonnes pratiques professionnelles obligatoires. Jusqu’ici, chaque acteur du diagnostic suivait son propre code de conduite, ce qui pouvait entraîner des différences d’interprétation ou de qualité d’un diagnostic à l’autre.
La structuration de la filière diagnostic immobilier est en marche. Les principales fédérations souhaitent qu’un « arbitre » soit désigné pour piloter la création du Conseil national, rassemblant tous les acteurs et garantissant leur représentativité. La particularité avancée : chaque collège (diagnostiqueurs, entreprises, formateurs, certificateurs) devrait être représenté par des membres élus par leurs pairs.
Pourquoi est-ce important pour vous ? Parce que ce Conseil national aura vocation à édicter des règles applicables à tous les diagnostics que vous devez fournir ou recevoir lors d’une vente ou d’une location. Ces règles devraient être plus lisibles et plus strictes, avec un contrôle accru des compétences et des pratiques.
Un autre point majeur évoqué est la création d’une déontologie commune. Concrètement, cela pourrait se traduire, à terme, par :
Même si la création du Conseil national et l’adoption des nouvelles règles ne sont pas encore effectives, plusieurs tendances se dessinent déjà. Pour les particuliers, il est recommandé d’être attentif lors du choix du professionnel qui réalisera vos diagnostics. Privilégiez les diagnostiqueurs certifiés et transparents sur leurs méthodes.
En cas de doute sur un diagnostic (surface loi Carrez, DPE, présence d’amiante…), n’hésitez pas à demander des explications claires, voire à solliciter un second avis. La période actuelle est propice à une montée en exigence de la part des professionnels, ce qui joue en faveur des particuliers.
De manière générale, la structuration de la filière diagnostic immobilier va dans le sens d’une meilleure protection des consommateurs. Vous pouvez anticiper que les documents fournis lors d’une transaction ou d’une location seront de plus en plus fiables et reconnus. Ce mouvement devrait aussi permettre de limiter les fraudes ou les diagnostics bâclés.
Le projet de Conseil national du diagnostic immobilier pourrait bientôt changer la donne pour tous les acteurs du logement. Mieux encadrés, plus fiables, les diagnostics deviendront un atout supplémentaire pour sécuriser vos transactions ou locations. Restez attentif aux prochaines évolutions : elles devraient aller dans le sens d’une simplification et d’une sécurisation accrues pour vous, que vous soyez vendeur, acheteur, bailleur ou locataire.

